Le cancer des seins

16 juin 2009

Qu’est-ce qu’un cancer
Fréquence du cancer du sein
Les symptômes
Les facteurs de risque
La pilule contraceptive et les hormones de substitution prises à la ménopause provoquent-elles le cancer du sein ?
L’alimentation et le cancer du sein
Le dépistage
L’auto-examen des seins
Comment se pratique l’auto-examen des seins ?
La mammographie
Le traitement
1°) QU’EST-CE QU’UN CANCER

La cellule cancéreuse est une cellule anormale qui se reproduit indéfiniment pour son propre compte, en échappant aux lois d’équilibre des tissus.

Assez souvent, cette prolifération commence par la transformation d’une seule cellule qui constitue, au bout de dix doublements, une population d’environ 1,000 cellules tumorales. Au bout du vingtième doublement cellulaire, il y a environ 1 million de cellules tumorales, ce qui correspond pourtant à une très petite quantité de tissu cancéreux, soit environ 1 mg.

Les cellules cancéreuses constituent une population agressive, détruisant l’organe sur lequel elles sont implantées et pouvant se transporter à d’autres organes (métastases).

À son tout premier stade, un cancer peut être trop petit pour être découvert par l’examen clinique, la radiographie ou l’endoscopie. Il n’existe ni douleur, ni symptôme particulier. Le cancer proliférant ensuite de façon incontrôlée produit finalement une tumeur ou petite bosse.

Sans traitement, le cancer continue à se propager : par invasion et infiltration des tissus avoisinants; par métastases (un groupe de cellules se détache de la tumeur initiale, passe dans les vaisseaux sanguins ou lymphatiques et s’implante dans d’autres parties du corps, quelquefois très loin de la tumeur initiale).

Plus un cancer est étendu, plus il est difficile de l’enlever ou de le détruire. Une fois métastasé, la guérison devient plus difficile à obtenir, ce qui justifie l’importance du diagnostic précoce.

2°) FRÉQUENCE DU CANCER DU SEIN

Le cancer du sein est de loin le cancer le plus fréquent chez la femme : un cancer sur quatre est un cancer du sein.

Une femme sur 9 risque d’être atteinte d’un cancer du sein à un moment de sa vie. Le risque d’être touché par ce cancer augmente avec l’âge.

Le cancer du sein est surtout fréquent dans les pays occidentaux.

3°) LES SYMPTÔMES

En raison de sa situation anatomique, le sein est facile à palper, surtout s’il est de volume moyen ou petit. Une anomalie est rapidement détectée si la femme a pris l’habitude de s’examiner les seins régulièrement. Dans la plupart des cas, le cancer se manifeste cliniquement par une petite boule que l’on peut découvrir à partir de 1 cm de diamètre environ. D’autres signes doivent également attirer l’attention et nécessitent un examen médical, une déformation vers l’intérieur, une rougeur ou un écoulement du mamelon.

Cependant, tous ces signes ne se rencontrent pas seulement dans les cancers mais de nombreuses masses sont des tumeurs tout à fait bénignes comme des kystes liquides ou des adénofibromes de consistance solide…

Dès que vous découvrez une petite boule ou toute autre anomalie, vous devez consulter immédiatement votre médecin qui jugera si des examens complémentaires sont nécessaires.

4°) LES FACTEURS DE RISQUE

Quelle est la cause du cancer du sein ?

Il n’existerait pas de facteur unique responsable de l’apparition d’un cancer du sein. En réalité, plusieurs facteurs de risque ont été mis en évidence. Cette notion de risque est relative. Elle signifie seulement que la probabilité de développer ce type de cancer est un peu plus élevée que la moyenne. Parmi les groupes de femmes qui comportent un risque plus élevé de développer un cancer du sein, on trouve:

les femmes sans enfants ou dont le premier enfant a été conçu après l’âge de 30 ans;
les femmes dont les premières règles ont débuté avant l’âge de 12 ans ou dont la ménopause est apparue après l’âge de 55 ans;
les femmes dont les grands parents, la mère la soeur ou les tantes ont présenté un cancer du sein, surtout si elles étaient pré-ménopausées au moment du diagnostic;
les femmes ayant déjà eu un cancer du sein;
les femmes ayant déjà eu un cancer de l’ovaire et/ou de l’endomètre.
Quel est le rôle joué par l’hérédité?

La notion de cancer du sein se rencontrant chez plusieurs femmes d’une même famille est tout à fait réelle. Le risque est d’autant plus important lorsqu’un cancer est apparu chez une femme jeune ou qu’il a atteint les deux seins chez une même personne. Des facteurs héréditaires, portés par les chromosomes, ont été identifiés ces dernières années. Il faut savoir, cependant, qu’un certain nombre de formes familiales de cancer du sein pourraient être attribuées à des facteurs liés exclusivement à l’environnement, tel qu’une alimentation riche en graisses animales ou la consommation d’alcool, et ce en dehors de tout support génétique.

LA PILULE CONTRACEPTIVE ET LES HORMONES DE SUBSTITUTION PRISES À LA MÉNOPAUSE PROVOQUE-T-ELLE LE CANCER DU SEIN ?

Le risque de cancer du sein lié à la prise de contraceptifs oraux n’a pas été prouvé par les nombreuses études effectuées sur ce sujet. Un doute subsiste pour les femmes qui ont commencé très tôt une contraception de ce type et qui l’ont maintenue de nombreuses années sans interruption. En ce qui concerne la ménopause, le traitement hormonal substitutif basé sur une association d’oestrogènes et de progestatifs augmenterait légèrement le risque de cancer du sein, selon certaines études. Cependant, le dépistage par mammographie permet de diminuer la mortalité dans cette population.

Par ailleurs, l’utilisation d’un traitement substitutif à la ménopause offre une protection non négligeable vis-à-vis de certaines affections cardio-vasculaires et des troubles divers liés à cette période de la vie.

Dans l’attente des conclusions définitives d’études actuellement en cours, les contraceptifs oraux et les traitements hormonaux de substitution ne sont pas prescrits chez les femmes ayant présenté un cancer du sein en raison du risque potentiel de récidive.

L’ALIMENTATION ET LE CANCER DU SEIN

La consommation de graisses animales et l’obésité augmenteraient le risque de cancer du sein. Cette relation a surtout été vérifiée chez les femmes ménopausées.

Le bêta-carotène, une pro-vitamine A que l’on trouve en abondance dans les légumes et dans les fruits, aurait un effet protecteur contre le cancer du sein.

Récemment, on a suggéré que la consommation de produits alimentaires à base de soja pourrait contribuer à diminuer le risque de cancer du sein. Les graines de soja contiennent, en effet, de la « génistéine-insoflavone », une substance naturelle qui aurait un effet protecteur.

La consommation d’alcool augmenterait le risque de cancer du sein chez la femme. Ce risque est d’autant plus élevé que la quantité d’alcool consommé est importante.

Selon plusieurs études, le risque de cancer du sein diminuerait lorsque le niveau d’activité physique augmente.

5°) LE DÉPISTAGE

Toute femme devrait prendre le temps de consulter son médecin une fois par an pour un examen général avec examen des seins. L’apprentissage d’un auto-examen régulier des seins tous les mois après les règles lui permet d’assurer qu’elle n’a pas observé de modification anormale. Par ailleurs une mammographie de dépistage systématique répétée en fonction de l’âge et des facteurs de risque apporte une sécurité supplémentaire. La mammographie permet de détecter une anomalie plus petite avant même de pouvoir la palper.

a) L’AUTO-EXAMEN DES SEINS

Pour déceler à temps une anomalie, il est important de répéter l’auto-examen chaque mois avant la ménopause : une semaine après le début des règles (les seins sont alors décongestionnés) ou le jour de la reprise de la pilule. Après la ménopause : un jour fixe de chaque mois, comme le quantième de sa date de naissance.

b) COMMENT SE PRATIQUE L’AUTO-EXAMEN DES SEINS ?

L’auto-examen des seins peut se faire en position couchée ou debout. Certaines femmes pratiquent la palpation sous la douche, d’autres l’effectuent étendues sur leur lit.

DEVANT LE MIROIR:
Dans chacune de ces quatre positions, observez s’il y a des changements sur chaque sein: taille, forme, contour, changement de texture, rougeur, rétractation du mamelon ou de la peau.
En visualisant votre sein comme une horloge et en élargissant le périmètre du sein de la base du cou jusqu’au millieu de la poitrine en passant par l’aisselle, vous couvrez toutes les parties de votre sein à examiner. Palpez votre sein sur toutes les heures.
DANS LA DOUCHE:
Levez le bras situé du coté du sein examiné. A l’aide de l’autre main, palpez toutes les parties du sein pour vérifier s’il y a apparition de bosse(s) ou changement de texture.
DEBOUT:
Tendez le bras situé du même côté que le sein examiné à 180° Avec l’autre main, faites un mouvement circulaire sous l’aisselle et sur le côté de votre sein au niveau de la cage thoracique.
COUCHÉE SUR LE DOS:
Placez sous l’omoplate une serviette pliée et mettez la main derrière la tête. À l’aide de l’autre main, faites l’examen de votre sein
Toujours faire l’examen les doigts bien à plan sur le sein, utiliser la main opposée au sein examiné.

c) LA MAMMOGRAPHIE

La mammographie est en réalité une radiographie qui permet de visualiser la glande mammaire et d’éventuelles lésions dont elle serait le siège. Elle est actuellement le meilleur moyen de dépister un cancer. La mammographie permet de détecter, chez une femme qui n’a aucun symptôme, une tumeur maligne très petite qui ne peut pas être découverte par la palpation. Cet examen constitue également un moyen de diagnostic important lorsque la femme ou le médecin détecte une anomalie à la palpation.

La mammographie ne nécessite aucune préparation particulière. Le sein est comprimé entre deux plaques. Le radiologue ou le technicien prend généralement deux clichés, sous différents angles, afin de visualiser correctement le sein. L’examen dure une dizaine de minutes. La période idéale pour effectuer une mammographie se situe entre le quatrième et le quatorzième jour du cycle menstruel. Durant cette période, les seins sont souples, moins congestionnés et peuvent donc être mieux examinés.

La mammographie sera pratiquée soit parce qu’il existe un signe d’appel (nodule découvert par soi même ou par le mèdecin lors de la palpation du sein, ou écoulement), soit à titre systématique dans le cadre du dépistage.

Quand pratiquer une mammographie de dépistage

1°) Si pas d’antécédent familial de cancer du sein:

Mammographie tous le 2 ans à partir de 40 – 45 ans
2°) Si antécédent familial de cancer du sein.
(Mère, soeur, gd parent, tante).
1 cas de cancer dans la famille aprés 50 ans.
- Mammographie tous les 2 ans à partir de 40 ans.
2 cas de cancer dans la famille ou 1 cas avant 50 ans.
- Mammographie dès 5 ans avant l’âge du 1er cancer, tous les ans puis tous les 18 mois.
6°) LE TRAITEMENT

Pour guérir le cancer du sein, on fait appel à la chirurgie, à la radiothérapie, à la chimiothérapie, à l’hormonothérapie ou encore à une association d’une ou de plusieurs de ces modalités thérapeutiques.

Moins fréquente qu’auparavant, l’ablation du sein ou mastectomie est devenue beaucoup moins mutilante car elle conserve les muscles pectoraux. Dans tous les cas, un prélèvement des ganglions axillaires est réalisé. L’étendue de cette chirurgie axillaire a également diminué, ce qui a considérablement réduit les complications et évite tout risque de gonflement du bras. La patiente peut ainsi mener une vie normale et il n’y a pas de contre-indication à la reprise d’une activité sportive. La nécessité de la mastectomie n’est pas en relation avec la gravité de la maladie mais le plus souvent avec la situation du cancer ou son étendue.

De plus en plus, et tout particulièrement lorsqu’on découvre de petits cancers, soit après détection clinique, soit après dépistage mammographique, on peut conserver le sein en enlevant la tumeur largement et compléter par une radiothérapie. Dans ce cas, le prélèvement des ganglions axillaires est aussi pratiqué.

Un traitement médical complémentaire est souvent associé. L’hormonothérapie administrée sous forme de comprimés est indiquée dans les cancers hormonodépendants. Ce traitement est très bien supporté n’ayant pratiquement pas d’effets secondaires. La chimiothérapie peut être nécessaire : on l’administre en injections une ou deux fois par mois pendant une moyenne de six mois; ses inconvénients connus en fonction des produits utilisés peuvent le plus souvent être prévenus.

Il faut encore savoir que si l’ablation du sein a été nécessaire, il est souvent possible d’en envisager la reconstruction ultérieure par une intervention chirurgicale plastique.

Les Anti-inflammatoire non steroidiens :AINS

16 juin 2009

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

FACULTE DES SCIENCES

DEPARTEMENT DE BIOCHIMIE

Mémoire de fin d’étude
En vue de l’Obtention du Diplôme de licence ( L.M.D)
Option : Biochimie

Présenté par :

BEKAI Sofiane
ABADI Iness
ALLEL Karima

* Promotion Juin 2009*

Sommaire :

Introduction………………………………………………………….01
Premier chapitre : les anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS)

1. Généralités sur l’inflammation …………………………………………02
2 .Définition des AINS……………………………………………………02
3. Classification des AINS : ………………………………………………03
3-1 Anti-inflammatoires indoliques………………………………..…03
3-2 Anti-inflammatoires oxicams……………………………………..03
3-3 Anti-inflammatoires arycarboxyliques…………………………….03
3-4 Anti-inflammatoires anthanilique (fénamates)…………………….03
3-5 Anti-inflammatoires pyrazolés…………………………………….03
3-6 Anti-inflammatoires salicylés……………………………………..04
3-7 Anti-inflammatoires propioniques…………………………………04
3-8 Groupe dit des « coxibls »………………………………………….04
4. Mode d’action des AINS……………………………………………….04
5. Etude pharmacologique des AINS :……………………………………05
5-1 Propriétés pharmacologiques des AINS……………………………05
5-1-1 Action antipyrétique ……………………………………………05
5-1-2 Action antalgique. ………………………………………………06
5-1-3 Action anti-inflammatoire………………………………….…..06
5-1-4 Action antiagrégante
5-1-5 Action sur le métabolisme de l’acide urique…………………..06
5-2 Pharmacocinétique des AINS…………………………………….06
5-2-1 Voie d’administration ………………………………………….06
5-2-2 Distribution …………………………………………………….06
5-2-3 Demi vie d’élimination plasmatiques………………………..…07
5-2-4 Métabolisme et élimination……………………………………..07
5-3 Posologie des AINS………………………………………………..07
5-4 Indications thérapeutiques des AINS………………………………08
5-5 Effets indésirables des AINS………………………………………08
5-6 Interactions médicamenteuses………………………………………09
6. Effets toxiques des AINS……………………………………………….10

Deuxième chapitre : Exemple d’un AINS : voltarène

1. définition et mode d’action du voltarène………………………….…….11
2. pharmacocinétique du voltarène ………………………………………..11
2-1 Absorption du voltaréne …………………………………….….…11
2-2 Distribution du voltaréne …………………………………….…….11
2-3 Demi-vie d’élimination plasmatique ………………………………12
2-4 Métabolisme et élimination………………………………………..12
3. Posologie et indication thérapeutique du voltarène …………………….12
4.Toxicité du voltarène…………………………………………………….12
4-1 Mécanisme de toxicité………………………………………………12
4-2 Dose toxique………………………………………………………..13
4-3 Signes cliniques de l’intoxication…………………………………..14
4-3-1 Toxicité digestive………………………………………………14
4-3-2 Toxicité hépatique………………………………………………14
4-3-3 Toxicité colorectale…………………………………………….14
4-3-4 Toxicité rénale………………………………………………….14
4-3-5 Toxicité cardiovasculaire. ……………………………………..14
4-3-6 Entéropathie infraclinique………………………………………14
4-3-7 Entéropathie compliquée……………………………………….14
4-3-8 Complication rénales……………………………………………14
4-3-9 Effets cutanés……………………………………………………14
4-3-10 Effets sur le système nerveux et les organes sensoriels……….14
4-4 Diagnostic et traitement de l’intoxication…………………………….14
Conclusion .
Résumé
Références bibliographiques

Introduction :

L’inflammation ou réaction inflammatoire est la réponse des tissus vivants, vascularisés, à une agression. Ce processus comprend des phénomènes généraux, exprimés biologiquement par le syndrome inflammatoire et cliniquement de façon variable, le plus souvent par de la fièvre et éventuellement une altération de l’état général et des phénomènes locaux où l’inflammation se déroule dans le tissu conjonctif vascularisé. Les tissus dépourvus de vaisseaux (cartilage, cornée) sont incapables de développer une réaction inflammatoire complète. Les tissus épithéliaux n’ont pas de rôle actif dans le déroulement de la réaction inflammatoire mais ils peuvent être altérés par l’agression qui déclenche l’inflammation puis être réparés au cours de la phase terminale de l’inflammation.
La recherche a fait des progrès importants en introduisant des remèdes à ces différentes inflammations : Les anti-inflammatoires (1).
Il existe des preuves intrigantes, bien que non formelles, selon lesquelles les personnes qui prennent régulièrement des agents anti-inflammatoires contre le rhumatisme et autres problèmes diminuent le risque de développer la maladie d’Alzheimer. On prétend également que les cannabinoides (substances dérivées du cannabis) auraient des effets anti-inflammatoires et autres effets bénéfiques pour la maladie d’Alzheimer, mais pour l’heure, les dangers potentiels associés à leurs actions sur le système nerveux en rendent l’utilisation problématique (2). C’est cette considération qui a guidé le choix de notre travail sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui font l’objet de notre thème de recherche.

1. Généralités sur l’inflammation :
L’inflammation est une réaction de l’organisme à une irritation d’origine diverse : infection, traumatisme mécanique, traumatisme chimique, trouble métabolique, brûlure, irradiation. On distingue les inflammations primaires et secondaires. Les inflammation primaires ont une cause immédiate localisée, les inflammation secondaires sont des réactions systémiques qui se developpent à distance (3).
La réaction inflammatoire se caractérise par la douleur, chaleur et oèdeme (4).
Elle comprend trois étapes principales :
­ La phase vasculaire avec dilatation et perméabilité des vaisseaux et libération de facteurs chimiotactiques.
­ La phase cellulaire marquée par un afflux de polynucléaires et macrophages, une libération d’enzymes lysosomiales et la phagocytose, une production de lymphokines.
­ La phase de régénération et de cicatrisation correspondant à la synthèse de collagène par les fibroblastes (5).
Les phospholipides de membranes cellulaires peuvent donner naissance à deux groupes de substances impliquées dans l’inflammation : les eicosanoïdes et le facteur activant les plaquettes ( PAF) .
Les eicosanoïdes sont des composés chimiques à 20 atomes de C, comme l’acide arachidonique :
- Les uns ont une structure linéaire : les leucotriènes.
- Les autres ont une structure cyclique : les prostaglandines, les prostacyclines, les thromboxanes.
En réponse à une perturbation physique où chimique, il se produit une activation de la phospholipase A2 , qui hydrolyse les liaisons esters des phospholipides membranaires et libère des dérivés de l’acide arachidonique. Cet acide arachidonique, à son tour, est métabolisé selon deux voies possibles :
- celle de la lipo-oxygénase , qui le transforme en Leucotriènes ( LT) ;
- celle de la cyclo-oxygénase, qui le transforme en prostaglandines (PG).(6)
2. Définition des anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS) :
Les anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments symptomatiques capables de s’opposer au processus inflammatoire , quelle qu’en soit la cause ( mécanisme, chimique , infectieuse, immunologique) ,ils agissent sur les signes locaux de l’inflammation : rougeurs, chaleur, douleur et oedéme. En outre, tous les AINS possèdent à côté de leur action anti-inflammatoire, une action antalgique et antipyrétique. Les AINS se caractérisent par l’absence d’une structure chimique stéroïdienne, s’opposant en cela aux corticostéroïdes anti-inflammatoires qui sont des glucocorticoïdes (5).
Les AINS appartiennent à diverses catégories mais sont tous capables de bloquer la formation de certaines substances comme les protaglandines, médiateurs chimiques nécessaires au développement de l’inflammation .Ils sont surtout éfficaces dans les phases aigues de l’inflammation et sont utilisés en rhumatologie, en urologie ( coliques néphrétiques), en gynécologie (règles douloureuses) (7).
3. Classification des AINS :
Les AINS sont regroupés en plusieurs familles chimiques qui possèdent certaines particularités (5).
3-1 Anti-inflammatoires indiques :
Le chef de file est l’indométacine, introduite en thérapeutique en 1963, pour le traitement chronique des affections rhumatismales (6).L’indométacine est un dérivé du 5- hydroxyindole doué de puissantes proprietés anti-inflammatoire (8). Elle empêche la synthèse des prostaglandines et antagonise leur action sur les fibres lisses (3).
3-2 Anti-inflammatoires oxicams :
L’exemple de cette classe est le piroxicam ( FELDENE) :cette classe d’AINS , lorsqu’elle a apparue sur le marché, laissait présumer qu’elle serait prometteuse et riche de dérivés nouveaux .
Des accidents sévères ( notamment cutanés , syndrome de Lyell ) ont entrainé le retrait volontaire du marché de deux spécialités (6).
3-3 Anti-inflammatoires arylcarboxyliques :
L’exemple de cette classe est le diclofénac (voltarène) ; c’est un dérivé proche chimiquement à la fois des cétones et des anthraniliques possède l’indication « traitement des manifestations fonctionnelles de l’arthrose » (6).
3-4 Anti-inflammatoires anthraniliques (fénamates ) :
L’exemple de cette classe est l’acide niflumique ( NIFLURIL) :ces dérivés constituent toute une série de substances analgésiques et antipyrétiques données de propriétés anti-inflammatoires, les indications sont celles de la phénylbutazone, mais ces corps sont moins actifs (8). C’est une classe d’AINS peu différente des précédentes, donnant plutôt d’avantage d’incidents et d’accidents digestifs (6).
3-5 Anti-inflammatoire pyrazolés :
L’exemple de cette classe est la phénylbutazone(BUTAZOLIDINE).
Ce groupe d’AINS est, après l’aspirine, l’anciennement connu et utilisé (la phénylbutazone a été introduite en thérapeutique en 1949, en raison des accidents très sévères notamment sanguine (agranulocytoses, aplasies médullaires) observés lors de leur emplois. Les principaux sont l’antipyrine et l’amidopyrine, ce sont des antipyrétiques et des analgésiques dont le mode d’action est analogue à celui des salicylates (8).
3-6 Anti-inflammatoires salicylés :
L’exemple de cette classe est l’acide acétylsalicylique (ASPIRINE).
L’aspirine est probablement le médicament le plus utilisé et le plus vendu dans le monde. Il est le chef de file des anti-inflammatoires non stéroïdiens, le point est bien établi de son mode d’action et de son effet inhibiteur de la synthèse des prostaglandines (6).
3-7 Anti-inflammatoires propioniques :
Cette classe d’anti- inflammatoires est d’efficacité probablement moindre que les précédentes, mais, incontestablement sa tolérance est meilleure : ce fait explique la concurrence existante entre les diverses spécialités de ce groupe et aussi l’effort promotionnel intense que leur est consacré sur un marché de très grande vente(6). les dérivés de l’acide propionique ont montre des propriétés anti- inflammatoires et sont utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (8).
3-8 Groupe dit des « coxibls »
Récemment en 2001 ont été mis sur le marché de nouveaux AINS
« coxibls »dont l’original est une action inhibitrice prédominante sur la cylo- oxygénase 2 qui est inductible des phénomènes inflammatoire (6).
Ces médicaments, en agissant seulement sur l’enzyme qui n’est pas impliqué dans les effets secondaires, gardant la même efficacité mais entraîneraient moins troubles digestifs que les AINS classiques (9).
4. Mode d’action des AINS :
Le mécanisme d’action commun de tous les AINS est la diminution de la production de prostaglandines du fait de l’inhibition de la cyclo-oxygénase (Cox) (5).(Voire figure1). La Cox est une protéine , une enzyme qui intervient au sommet d’une cascade de réaction aboutissant à la formation de substances impliquées dans :
- l’Inflammation .
- La fièvre.
- L’agrégation des plaquettes sanguine (à faible dose seulement).
- La protection de la muqueuse de l’estomac.
Cette Cox existe sous plusieurs formes dont chacune a ses spécificités
. Cox-1 est plutôt impliquée dans les phénomènes plaquettaires et stomacaux
. Cox-2 est spécifiques de l’inflammation et de la fièvre
Ainsi, les AINS en provoquant l’inhibition des deux Cox entraînent une baisse des quantités de prostaglandines et de tromboxanes produites, et donc :
- Diminution de l’inflammation : action anti-inflammatoire.
- Diminution de la fièvre : action antipyrétique.
- Diminution da l’agrégation des plaquettes : action antiagrégante plaquettaire.
- Protection de l’estomac :action ulcérogène (9).

phospholipase

-

lipo- oxygénase cyclo-oxygénase AINS

pfi2 prostaglandine tax2 prostacyclines PGE2 ,PGF2,PGD2 thromoxanes

fig 1 : diminution de la production de prostaglandines par
inhibition de la cyclo – oxygénase (5).
5- Etude pharmacologique des AINS :
5-1 Propriétés pharmacologiques des AINS :
5-1-1 Action antipyrétique :
Les AINS diminuent la fièvre d’origine infectieuse, inflammatoire ou néoplasique, en s’opposant à la synthèse des prostaglandines PGE2 induites par les cytokines dans le centre de la thermorégulation qui est l’hypothalamus (5).Ils accroissent la déperdition de chaleur en provoquant la vasodilatation cutanée (8).

5-1-2 Action antalgique :
Cette action est surtout marquée pour les douleurs de l’appareil locomoteur : (ostéoarticulaires , musculaires , tendino-ligamentaires), les douleurs postopératoires , dentaires , les céphalées , les dysménorrhées , les coliques hépatiques ou néphrétiques (5).
5-1-3 Action anti- inflammatoire :
Cette action, très intriquée avec les deux précédentes, requiert des posologies plus élevées notamment avec l’aspirine et les dérivés propioniques (5).
5-1-4 Action antiagrégante :
L’aspirine est le produit qui allonge le plus nettement le temps de saignement en inhibant de façon irréversible la cyclo-oxygénase plaquettaire et de ce fait la synthèse de thromboxane (TXA2) (5).
5-1-5 Action sur le métabolisme de l’acide urique :
La plupart des AINS ne modifient pas le métabolisme de l’acide urique, seule la phénylbutazone et l’aspirine à des doses supérieures à 4g /j sont uricosuriques (5).
5-2 Pharmacocinétiques des AINS :
5-2-1 Voie d’administration (Absorption) :
– Voie orale : elle assure une résorption rapide et complète du principe actif au niveau gastrique , des artifices galéniques permettent une libération prolongée (LP) du produit dans la lumière intestinale ( VOLTARENE.LP ) ou combinent libération immédiate et progressive ( BL-PROFENID, CHRONO – IDOCID ).
– Voie rectale : les suppositoires sont résorbés plus lentement que les formes
orales conventionnelles .
– Parentérale : il existe des préparations intramusculaires de plusieurs AINS (VOLTARENE , PROFENID,INDOCID , FELDENE ). Seul l’ASPIGIC peut être injecté par voie intraveineuse.
– Voie locale : des collyres, gels et pommades sont disponibles.
Les réactions systémiques restes possibles par passage plus ou moins important de l’AINS dans la circulation générale (5).
5-2-2 Distribution :
Les AINS sont fortement liées (75à95%) à l’albumine plasmatique, ce qui explique certaines interactions médicamenteuses avec d’autre médicaments à forte affinité pour les protéines plasmatique (antivitamineK, sulfamide hypoglycémiants) (5).

5-2-3 Demi-vie d’élimination plasmatiques :
Elle est très variable et conditionne la fréquence des prises . Ainsi on distingue les AINS à demi-vie (5):
- Courte : inférieure à 8 heures (salicylés).
- Moyenne : entre 10et 18 heures (diflunisal, sulindac , naproxènes).
- Longue : supérieure à 48 heures (oxicams, pyrazolés).
5-2-4 Métabolisme et élimination :
La plupart des AINS sont métabolisés par le foie et certains, qualifies de promédicaments ou prodrogues (fenbufène, sulindac) ne sont actifs qu’après cette transformation hépatique (5).Les AINS sont éliminés de l’organisme par biotransformation au niveau hépatique, le plus souvent consécutivement à une oxydation par les cytochromes p450 (10).
L’élimination des AINS peut entraîner certaines interactions avec d’autres médicaments lors de cette étape pharmacocinétique (5).
5-3 Posologie des AINS :
La posologie est efficace et variable d’un produit à l’autre et d’un sujet à l’autre. Elle doit être d’emblée forte, si l’on a affaire à une pathologie sévère. Une foie l’équilibre sanguin atteint, il faut diminuer les posologies afin d’éviter un surdosage surtout avec la phénylbutazone et les produits d’action prolongée (Voire tableau1) (5).
Tableau1 : La posologie des principaux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (4).

Classe chimique Posologie adulte
Indoliques Indométacine 50à150 mg / jour
pyrazolés Phénylbutazone 300mg/j maxi 600mg/j
Oxicams piroxicam 20mg/j ne pas dépasser40mg / j
méloxicam 7.5mg / j
Acide arylacétique Diclofinac 75à 150 mg /j
Etodolac 400à 600 mg /j
Acide aryl -propionique Fenbufène 600à900mg / j
Kétoprofène 150à 300 mg / j
Naproxène 500mg à 1 g / j
Acide anthranilique Acide niflumique 500à 750 mg/ j

5-4 Indications thérapeutiques des AINS :
Les AINS sont utilisés :
•En traitement de longue durée dans les rhumatismes inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde) et les arthroses douloureuses (4).
•En traitement de courte durée :
- Poussées douloureuses de l’arthrose.
- Affections abarticulaires (tendinites, lombalgies, périarthrite).
- Arthrites microcristallines (goutte) (2).
- En traumatologie.
- En urologie (cohique néphrétique).
- En gynécologie (dysménorrhée) (4).
- Traitement adjuvant des manifestations inflammatoires en ORL et en stomatologie (5).
- Cancérologie : douleur, hypercalcémies.
- Cardiovasculaire : prévention d’accidents ischémiques (2).

5-5 Effets indésirables des AINS :
Les AINS présentent, à des degrés divers, les mêmes risques d’effets indésirables, quelle que soit la voie d’administration (11) :
•Troubles gastroduodénaux :
- Nausées, diarrhée, douleurs épigastriques.
- Ulcère gastroduodénal.
- Hémorragie digestive.
•Réaction d’hypersensibilité :
- Cutanées : rash, urticaire, aggravation d’urticaire chronique, prurit.
- Générales : anaphylaxie (notamment chez les sujets présentant une allergie à l’aspirine),oedème de Quincke , vascularité (11).
•Troubles du SNC : Céphalées, insomnie, vertiges, malaise (11).
•Troubles cutanés : Rares cas de photosensibilisation, érythème polymorphe, dermatoses bulleuses, syndrome de Stevens Johnson, syndrome de Lyell (11).
• Complications hématologiques : Neutropénie, thrombopénie et plus rarement agranulocytose aigüe, poncytopéne (5).
•Troubles rénaux : Insuffisance rénale fonctionnelle, néphrites interstitielles aiguës (5).
•Réactions hépatiques : Une simple élévation transaminases peut être constatée (2).

5-6 Intéractions médicamenteuses des AINS : ( Voire tableau 2)
Tableau 2 : Intéractions médicamenteuses des AINS (5)
Interactions Effets
Interactions majeurs (associations contre indiquées ou déconseillées )
- Anticoagulants ( AVK et héparine) et ticlopidine (TICLID )
- Augmentation du risque hémorragique
- Méthotrexate – Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrescate ; cette interaction est surtout marquée avec les pyrazolés et les salicylés.
- Dispositif intra-utérin - Diminution d’efficacité contraceptive
- Lithium - Risque d’augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques.
- AINS entre eUX ( y compris les salicylés à fortes doses). - Augmentation du risque ulcérigéne et d’hémorragie digestive.
- Diflunisal - Hémorragies digestives lors de l’association à l’indométacine
- Interactions majeurs décrites avec les pyrazolés (phénylbutazone) en sous Interactions ci-dessus
- Sulfamides hypoglycémiants

- Risque d’hypoglycémie
- Phénytoine - Augmentation des taux sériques de phénytoine (surdosage).
- Sels d’or - Risque majoré d’aplasie
médullaire

°Interaction AINS – paracétamol :
Le paracétamol est un drogue antalgique et antipyrétique n’a aucune action anti-inflammatoire. Son mécanisme d’action reste à élucider entièrement. Ce n’est pas un membre de la classe d’AINS et est un inhibiteur pauvre de Cox , en particulier cox-2 (inhibition maximal de 30%¨) . Pour la dose identique (1-3 g/j), l’activité antalgique du paracétamol est comparable à celle de l’aspirine pour la douleur en général . L’association paracétamol-AINS est plus efficace sur la douleur que le paracétamol seul, quelle que soit sa voie d’administration et elle réduit les besoins en morphine dans les suites d’interventions chirurgicales (12).
6. Effets toxiques des AINS :
-Troubles neurosensoriels : céphalées, vertiges, confusion surtout avec l’indométacine.
- Surdité, vertiges chez les grands et longs consommateurs d’ AINS ( salycylisme)
- Neuropathies périphériques (2).
- Toxicité hépatique représentée en général par le syndrome de Reye. Ce syndrome survient chez les enfants au décours de l’infections virale ( grippe , varicelle ) et associe notamment une hépatoméglie , une encéphalopathie , une hypoglycémie.
- Toxicité intestinale: La rupture de la barrière muqueuse intestinale permet dans un premier temps le blocage de la phosphorylation oxydative dans les entérocytes (un déficit intracellulaire en ATP à l’origine d’un dysfonctionnement des jonctions serrées intercellulaires , principal facteur e l’augmentation de la perméabilité intestinale) et dans un deuxième temps , l’action agressive des agents présents dans la lumière intestinale , les sels biliaires et les

1.Definition et mode d’action du Voltarène:
Le volatarène ( diclofenac) est un dérivé arylacétique de formule brute deC14H11CL2No2 , produit qui entre dans la classe des anti-inflammatoires non stéroïdiens qui est largement diffusé dans la pharmacopée mondiale sous diverses appellations (13) .Il est disponible sou plusieurs formes qui peuvent être administrées par voie orale injectable (IM,IV), rectale, ou cutanée (14) à differentes doses de 25 mg , 50 mg et 100mg (13).
Le diclofenac est un AINS qui possède les propriétés suivantes : antipyrétique, anti inflammatoire, antalgique (14), son mode d’action n’est pas entièrement élucidé. Toute fois, il n’agit pas à travers l’axe hypophyso-surrénalien même lorsqu’on l’administre par voie systémique. Le diclofenac sodic inhibe la synthèse des prostaglandines en intervenant dans l’action de la PG synthétase par diminution de son activité , mais ne supprime pas lasynthèse immunitaire (13).
2. Pharmacocinétique du voltaréne :
2-1 Absorption:
Le voltarène est rapidement et totalement absorbé après son administration , surtout par voie orale comparée à la voie intraveineuse (IV). La biodisponibilité par voie rectale est de l’ordre de 50% après l’administration d’un suppositoire (100mg), le pic de concentration plasmatique est atteint en 1 heure et se situe vers 2 mg /l (15) .Cependant, en raison du métabolisme de 1er passage, seulement environ 50% de la dose absorbée est systémiquement disponible (14). La nourriture n’a aucun effet significatif sur l’ampleur de l’absorption du diclofénac , cependant il y a habituellement un retard dans le début de l’absorption de 1-4,5 heure , et une réduction des niveaux maximumx plasmatique

Bonjour tout le monde !

16 juin 2009

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